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 Histoires de la Sombre cité

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Psykatrix
hellion
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MessageSujet: Histoires de la Sombre cité   Jeu 13 Sep 2012, 21:04

Bonjour à tous!

Je crée ce sujet, à long terme, qui présentera ce que j'écrirai tout au long de cette année.

Le sujet principal sera, bien entendu,les eldars noirs, mais peut-etre que je rajouterai des histoires ne les incluant pas.

Je posterai une brève de six chapitres toute les semaines, le lundi.

Je vous demanderai également de poster des idées de scénarios, pourquoi pas.

Merci de votre attention et bonne lecture!

Petite histoire bonus, pour commencer.

[Modo] Il y a un sujet exprès pour les commentaires, celui-ci est dédié aux "Histoires de la Sombre cité"!
Les commentaires postés sur ce sujet seront effacé, merci de votre attention!
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Psykatrix
hellion
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MessageSujet: La belle et la bête (verte)    Jeu 13 Sep 2012, 22:03

1/

Deux heures durant, les combats continuèrent. Une colonne de blindés brinquebalants émergea du réseau de tunnels ork, et mitrailla les frêles antigravs eldars noirs.

Le Voïvode commandant le raid ordonna la frappe de bombardiers pour éradiquer la menace. Les carcasses fumantes abritèrent des pillards orks avant que des mandragores surgies de nulle part ne les massacrent sauvagement.
Les innombrables orks étaient pris à partie par de rapides esquifs eldars noirs, qui les mitraillaient en prenant soin de rester hors de portée de toute riposte. Parfois, l'un deux était touché et ses occupants promptement mis en pièces par les peaux-vertes surexcités.

Le centre du champ de bataille, qui se situait non loin de la principale entrée du réseau de tunnels, était devenu une mêlée confuse entre les Cérastes du culte de la Lame Mirage et les énormes Nobz du Big Boss Gross' Bastos. Un observateur aérien, s'il avait eu l'occasion de percevoir à travers les duels acharnés que se livraient chasseurs orks et eldars noirs dans les cieux, la bataille, aurait pu apercevoir deux personnages qui se démarquaient du chaos central.

L'une était une Succube eldar noir, une fleur mortelle, toute en grâce et en fureur, l'autre un terrifiant Big Boss ork, énorme masse de muscles et de métal fusionnés. Partout où ces deux héros se battaient, les combats étaient les plus acharnés, les plus violents. Ces deux chefs étaient deux trous noirs dans le carnage général, attirant à eux la destruction et la mort.

2/

Le fracas des armes retentissait tout autour de Sakya. Cette douce musique emplissait ses oreilles et la revigorait. La joie sans limites d’être au coeur de la bataille et de répandre la souffrance était indéfinissable.

Elle leva son neurocide et l'enroula délicatement autour du cou de trois orks. Malgré sa joie, une pointe de mépris perça au fond de son âme. Quelles bêtes ignobles et inférieures pensa-t-elle. Elle, la succube Sakya, était si belle et si gracieuse... La guerrière continua son carnage, accompagnée de ses fidèles.


3/

L'ork immense taillait son chemin à travers les lignes des eldars noirs, éventrant tous les eldars assez stupides ou trop orgueilleux pour se mettre sur sa route de sa pince énorme.

Un Incube le défia, rocher méprisant au milieu de la mer de cadavres. Le rocher perdit sa main, puis son bras, puis enfin se fit couper proprement en deux par la pince du monstre.

4/

Les deux combattants finirent par se rencontrer. La mêlée si vorace en vies finit par n'avoir plus de combattants capables de tenir une arme, mis à part la succube, ses fidèles maîtresses de sang, ainsi que l'ork et ses nobz les plus gros.
Ce fut la succube qui s'aperçut en premier de ce qui allait se passer. Quelle belle tête, se dit-elle. Tout à fait digne de figurer parmi ses trophées les plus beaux.
Elle raffermit sa poigne sur son fouet, et s'avança, emplie de confiance et de drogues.

La succube ordonna à ses suivantes de charger et d'anéantir la garde du Big Boss. Ces dernières bondirent en direction des nobz et les massacrèrent avant que les extraterrestres patauds ne puissent réagir. Cependant, à l'instant précis où les guerrières relevèrent la tête en quête d'un signe approbateur de la part de leur maîtresse, leurs torses explosèrent sous la pression de la pince du chef.

Le silence se fit alors sur le champ de bataille.

5/

La bête releva la tête. Elle dévisagea la sorcière qui se dressait devant elle. Celle-ci la regardait narquoisement.
La bête aboya quelque chose dans sa langue gutturale que la xeno ne comprit pas. Celle-ci ne répondit pas.
La bête agita sa pince immense et désigna ses piques à trophées en continuant à beugler.

La belle secoua ses cheveux. Elle toisa son adversaire. Celui-ci ne paraissait pas avoir changé de comportement.
La belle laissa tomber au sol son pistolet éclateur, à court de munitions.
La belle, enfin, brandit haut son arme, hurla un défi à l'autre et se jeta sur lui.

6/

Le premier coup vint de la succube. Ses sens aiguisés par l'afflux de drogues, elle percevait chaque faille dans la défense de l'ork. Un coup au genou. Un deuxième à l'aisselle droite. Une ouverture dans le bras gauche. Elle reçut une goutte de sang sur le visage. Les coups infligés par la céraste la plus douée de son culte auraient suffi à anéantir l'ork le plus endurant. Cependant, celui-ci ne ressentait plus la douleur depuis longtemps.

Il ne réagit pas aux coups, et, à la plus grande surprise de l'agile combattante, tenta de la saisir. Celle-ci, grâce à ses réflexes fulgurants, parvint à esquiver le coup, mais ne ne put empêcher la pince d'érafler son bras gauche, y créant un gouffre béant et ruisselant de sang.

Hurlant de douleur et de rage, la succube mit toute sa douleur et sa haine dans son coup suivant. Ayant compris la résistance inouïe de son opposant, elle visa la tête.
Le fouet bleu vira, s'enroula violemment autour du chef de l'ork et réduisit en charpie ce qui avait été la tête de l'ork le plus énorme qu'elle ait jamais vu.

Elle voulut crier son triomphe. Elle voulut observer les alentours. Elle ne put que cracher un flot de sang.

"-Non..! " La pince n'avait pas qu'éraflé son bras. Il avait aussi entaillé son flanc. Elle s'écroula, manquant de s'étouffer.

La dernière chose qu'elle vit fut le ballet aérien des chasseurs, et le rugissement de leurs réacteurs fut son oraison funèbre.

"Pas de pitié! Pas de rémission!"




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MessageSujet: Re: Histoires de la Sombre cité   Mar 18 Sep 2012, 20:00

1/

Je regarde mon auspex. Toujours rien, comme depuis une heure. Non, pensai-je. Comme depuis deux mois.

Je m'appelle John "Gekko" Robertson. Je suis soldat des Gardes de Catachan. Cela fait trois mois que je suis sur cette satanée planète. Cette foutue planète qui n' a même pas de nom. Elle a un chiffre. Elle s'appelle 876-2b. Je me rappelle encore de la fiche descriptive qui me fut remise par le Munitorum, à moi et à tous les officiers durant le voyage stellaire.

Sur cette fiche il était indiqué les ressources de la planète, bois, métaux, population, etc... Il y avait même une petite image de la capitale de la planète. Ah oui, et puis il y avait cette petite phrase en bas à gauche du descriptif. Elle indiquait que la planète avait cessé d'émettre depuis deux ans.
Il faut toujours lire les petites phrases au bas des documents.

2/

On nous avait envoyés, moi, et mes hommes, c'est-à-dire un régiment entier de Gardes des Jungles, enquêter sur cette planète. Enfin, pas nous, bien sûr, on ne demandera jamais à un garde de réfléchir, mais un Inquisiteur. L'Inquisiteur Phoebius de l'Ordo xeno. On m'avait dit que tous les Inquisiteurs étaient des salauds. Cela se vérifia. Un véritable enfoiré comme on en fait plus.

Le voyage, en cette excellente compagnie, dura près d'un mois, au terme duquel nous fûmes parachutés. Les gars de la Flotte avaient presque pitié de nous. Personne n'a envie de se retrouver sur une planète qui pue les problèmes à des parsecs à la ronde, et encore moins avec un Inquisiteur.

C'est, je dirais, à partir du moment où on a posé les pieds sur cet enfer que nous nous sommes rendus comptes que chacun d'entre nous, du cuistot à l'astropathe en passant par chacun des soldats de ce putain de régiment, n'allait pas survivre.

3/

Ce fut l'astropathe qui creva en premier. Comme un chien. Par un chien. Un chien infernal. Ses maîtres volaient autour sur des machines volantes.

Tous mes officiers supérieurs disparurent ensuite un par un, par ordre de grade. Je fus le seul à y échapper. On retrouva leurs corps atrocement suppliciés empalés sur les hautes fourches de la cité-capitale.

Le technaugure du régiment fut le suivant. L'Inquisiteur avait ordonné que l'on remette en route les communicateurs inter-planétaires afin de pallier la disparition de l'astropathe. On retrouva ses restes éparpillés dans chacun des moteurs du corps expéditionnaire.

Petit à petit, nos effectifs se réduisaient. Le moral aussi disparaissait. Le désespoir gagnait nos rangs. L'Inquisiteur réclama une garde, cependant celle-ci ne lui fut d'aucune utilité. Nos ennemis l'enlevèrent et se servirent de ses ossements pour saboter les communicateurs.

Ce fut à ce moment que mon ordonnance réussit à me convaincre de chercher refuge dans les anciens repaires de contrebandiers. Jusqu'au moment où je me retrouvai seul, ce dernier n'étant pas rentré de son exploration matinale. C'était il y a deux mois.

Puis je fis une trouvaille inespérée, fabuleuse et miraculeuse. Une balise Warp. Grâce à celle-ci je parvins à prévenir mes supérieurs de ce qui se passait, et ils réussirent à me faire savoir que des renforts allaient m'être envoyés, aujourd'hui même.

Mais, en y repensant, je me disais que Phoebius, que l'Empereur ait son âme, aurait dû savoir qu'une planète ne cesse pas d'émettre seule. Il y a toujours une raison. En regardant la situation , n'importe quel imbécile aurait pu savoir que 4 milliards de personnes ne disparaissent pas ainsi. Ni leurs corps. Une seule race de la galaxie est capable de tels prodiges.

Les eldars noirs savent que l'Imperium aime fouiner. Et les eldars noirs aiment s'amuser.

4/

Je me suis donc rendu au rendez-vous fixé avec les plus grandes précautions. La jungle m'avait appris à considérer que rien n'était acquis, et que la prudence est la seule amie des hommes. Avec son arme. J'ai donc pris avec moi mon fidèle fusil à pompe Arbites, seule arme pour laquelle il me restait encore des munitions à profusion, et je suis parti.

Le lieu du rendez-vous est maintenant tout proche. Je peux voir de la fumée s'en élever. Et ce n'est pas la fumée grasse qui s'échappe des carcasses torturées de véhicules détruits. Une fumée naturelle de campement.
Tout est normal, donc. Tout, sauf que l'auspex n'indique absolument rien. Il faut que j'en aie le coeur net.

Je m'approche.

Je regarde.

J'aperçois les uniformes kaki des Cadiens.

Je distingue une oeuvre d'art.

5/

Une oeuvre monstrueuse, terrifiante, sortie d'un cerveau dément, précis et abominable.
Les renforts étaient arrivés.
Mais les renforts ne me seraient d'aucune utilité.

Ils font à présent partie d'un aquila géant, constitué des membres désarticulés des soldats impériaux.
Chacune de leurs têtes est empalée soigneusement sur une pique.
Le sang qui s'échappe du monstrueux amas de chair s'écoule dans une rigole qui forme une rune extraterrestre.
Le silence régne sur ce spectacle démoniaque, et pourtant chaque corps supplicié laisse s'échapper une plainte silencieuse de souffrance inimaginable.

Je me retourne pour m'enfuir, et vois à quelques centimètres de mon visage un autre corps absolument déchiqueté, celui du colonel commandant ce malheureux régiment. De surprise je fais feu. Le tête valse, le corps tombe.

Puis je me rends compte d'une chose abominable, une chose si terrifiante que mon esprit peine à le concevoir. Le cadavre est arrivé ici parce que ceux qui l'ont assassiné l'ont apporté. Ils auraient pu me tuer, ils ne l'ont pas fait.

Parce qu'ils jouent avec moi. Depuis le début.

6/

J'entends alors, non loin de moi, une voix dire lentement, en savourant avec bonheur chaque mot qu'elle prononce:

"-Tuez-le, mes enfants. Lentement."
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MessageSujet: Re: Histoires de la Sombre cité   Mar 25 Sep 2012, 20:46

1/

C'est donc cela que les mon-keigh nomment monde-temple. Une planète entière recouverte de cathédrales, de reliquaires, de statues, une planète remplie de fidèles en transe et de prêcheurs enfiévrés. Un monde dédié à leur culte étrange, le culte d'un dieu charognard réduit à l'état de cadavre.

Bah, pensa Retish, nous avons notre propre panthéon, qui ne manque pas de divinités ésotériques après tout.
Oui, certes l'Immaculé Retish de la cabale de l’Épine de douleur a le droit de penser cela. Il a le droit de penser à la culture de la race qu'il se prépare à attaquer.

Un monde temple est une cible de choix. Un monde empli d’âmes propices à recevoir les leçons de douleur et d'horreur des Eldars Noirs. De plus, l'attaque d'une planète si... précieuse, aux yeux de ces déchets, ne pourra que faire souffrir les autres humains. Ainsi parlait le Voïvode de Retish. Celui-ci partageait ce point de vue. Les humains ne sont dignes d'attentions qu'en tant que bétail exploitable et impressionnable.

2/

Le raid fut planifié minutieusement. Le Voïvode n'est pas quelqu'un qui prend des risques inconsidérés et inutiles. Tout dans les moindres détails avait été étudié soigneusement. Chaque guerrier de la cabale et chaque céraste du culte de la Lame Empoisonnée, que la cabale avait recrutée, savait quel rôle et quels objectifs seraient les siens dans la bataille.

Retish sentit son coeur s'emplir de fierté lorsque son maître lui ordonna de l'accompagner au coeur des combats. Maintenant, alors que le raid est imminent, l'Eldar noir sait que chaque détail de son équipement compte. Chaque épine de son armure qui blesse sa chair est un avant goût des délicieuses douleurs que l'Immaculé donnera et recevra.

Il vérifie une dernière fois le mécanisme de tir de sa carabine éclateuse.

Il regarde une dernière fois avec mépris les trois autres Immaculés qui les accompagnent, lui et son Voïvode.

Puis le Venom prend son envol à travers le trou de ver dans la Toile.

3/

Son maître ne lui avait pas expliqué le plan d'ensemble de l'attaque. Autre preuve de prudence. Cependant, en sortant du portail en meme temps que les autres antigrav de la cabale, Retish ne s'en soucie plus. Son esprit dégénéré est tout entier tourné vers la bataille à venir.

Le Venom contourne la flèche d'une cathédrale, esquive une statue colossale d'un primarque, puis fond sur une foule de pèlerins paniqués.
Aussitôt, les armes du petit véhicule et de ses redoutables occupants ouvrent le feu. Les impacts sourds des projectiles sur la chair humaine n'est recouverte que par les cris de souffrance qui éclatent déjà.

Cependant le Venom n'a pas ralenti. Il se dirige à toute allure vers le Sanctum Imperialis. Retish se souvient alors que cette date correspond à la venue de l'archidiacre du secteur sur la planète. Un sourire mauvais dévoile alors ses dents pointues. La présence du dignitaire a attiré une foule de croyants supplémentaires. Lesquels feront des esclaves en plus et gêneront les efforts des forces de sécurité impériales.

4/

La populace qui se presse avidement autour du coeur spirituel de la planète ne sait pas encore ce qui se passe.
Lorsque le Venom fait irruption sur la place, faisant feu, la panique s'empare des humains. A sa gauche, Retish voit un Raider faire feu sur une flèche de l'édifice. Le tir rend un son sinistre lorsqu'il frappe la cloche. Lentement, celle-ci bascule en contrebas.

Retish sourit. Son arme produit un son exaltant. Les cris de douleur charment ses oreilles. La destruction emplit ses sens, portant l'exaltation à un point inconnu de lui jusqu'alors.
Retish est heureux. Un sourire mauvais, un sourire sadique fend son visage.

Puis le Voïvode ordonne au pilote de rentrer dans le lieu de culte.

5/

L'entrée est monumentale, assez large pour que deux Raider y passent côte à côte. L'agile véhicule s'y engouffre, toutes ses armes crachant la mort sur les innocents pèlerins.

Retish repère vite leur cible: l'archidiacre vêtu de rouge.
Le petit homme, gras, tente de fuir par l'arrière de la salle, protégé par quatre soeurs de bataille. Les guerrières en armure blanche ne paraissent pas troublées par le carnage perpétré par les xeno. Elles ont apprêté leurs armes et commencent à s'en servir.

Ces humains sont si stupides, pensa Retish. Ils tirent en premier sur les cibles les plus massives, ignorant que la vraie menace provient toujours de là où l'on ne l'attend pas. Ils vont payer pour cela.

Le Venom plongea sur le petit groupe de dessus. Les canons de l'antigrav font tomber une guerrière. Une autre tombe lorsque le Voïvode dégaine son arme pour faire feu sur le groupe. Il rugit: "Ne visez pas l'humain en rouge! Le chien qui le fera, celui-là verra sa tête empalée sur une pique par mes soins!"

Retish remarque que l'une des guerrières lève son bolter vers son maître. Vif comme l'éclair, le guerrier presse la détente de son arme et regarde son ennemie s'effondrer comme un tas de loques. C'est la dernière combattante du groupe de protection du prélat, car une autre a été tuée par ses sombres frères.

6/

Le Voïvode saute prestement à terre, suivi par ses soldats. D'un air satisfait, il achève lentement la soeur de bataille qu'il a blessée avant de se retourner lentement vers l'archidiacre.

Celui-ci s'est effondré. Il sanglote. Ses robes sont tachées, car ses sphincters l'ont trahi. Il lève des yeux suppliants vers le groupe triomphant, et dit:

"-Je vous en prie! Epargnez moi! Je ne mérite pas la mort... Je peux vous être utile! Par pitié..." Sa voix se meurt dans les sanglots qui l'étouffent.

Retish se retourne. Derrière eux, les derniers humains tombent à terre ou sont achevés par les eldars noirs. Retish sait qu'il faut se hâter de repartir, avant que la lente milice planétaire ne se réveille.

"-Mon prince..." commença l'Immaculé.

Le Voïvode, qui était en train de regarder avec mépris son prisonnier, lui répondit:

"-Je sais Retish. Nous nous en allons. Mais, il me semble que nous avons assez de prisonniers et de temps pour nous permettre de nous amuser quelque peu avec celui-ci."

Le rire mauvais du seigneur eldar noir retentit longtemps dans la cathédrale, longtemps après que les cris de souffrance et de désespoir de l'archidiacre se furent tus.
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MessageSujet: Douze vies de souffrances   Mar 11 Déc 2012, 21:29


"-Par les douze enfers! Achève-moi!" Le cri résonna longtemps dans l'esprit du jeune eldar. Ilyeath repensait à ce combat, le premier. L'eldar venait d'être capturé, et réduit en esclavage par ceux que ses frères du vaisseau-monde appelaient ses "cousins". Les Eldars Noirs. Ilyeath avait entendu des histoires sur eux, des histoires de débauches et de dépravation, une sorte d'anti-modèle de la Voie de l'Eldar. Lorsqu'il avait choisi la Voie du Guerrier, et avait revêtu rituellement son armure de Guerrier Aspect Scorpion, sa mère l'avait mise en garde.
"-Mon fils, tu verras des choses que j'ai vues autrefois. Tu verras le côté obscur de notre race, le revers maléfique de notre espèce au cours de tes combats. Garde toujours à l'esprit que c'est en suivant leur voie que nous sommes ce que nous sommes aujourd'hui."

Puis Ilyeath avait quitté le vaisseau monde, et était parti guerroyer sur des mondes oubliés, loin de son vaisseau monde et des conseils de prudence de sa mère.
Il était devenu le bras droit du Grand Prophète qui commandait son ost. Celui-ci appréciait les conseils militaires du guerrier, en dépit de son âge. Ilyeath compensait son manque d'expérience par son talent, incomparable.

Un jour, Ilyeath avait pris la tête de l'ost et était parti poursuivre un ork plus gros et malin que les autres. Les runes avaient prédit qu'un grand malheur arriverait sur ce monde pour les eldars, et le Prophète affirmait que ce xeno était la source de cette destruction. Ilyeath avait obéi, enchanté de traquer un ennemi, ce qui était la spécialité de son Aspect.

La traque s'était déroulée sans difficulté. A la tête d'un détachement du corps d'armée principal, le Scorpion avait repéré et exécuté rapidement sa proie. Mais alors que l'ork tombait, les eldars noirs apparaissaient. Surclassant habilement les Gardiens du détachement, ils les firent prisonniers et forcèrent Ilyeath et ses hommes à se rendre. Personne ne lui avait dit que la mort eût été préférable pour lui et ses compatriotes.

Son premier combat avait été contre un autre esclave, un humain couturé de cicatrices, et ne jurant que par l'Archonte Gaur. Après l'avoir tué, dans sa geôle, Ilyeath avait été transféré dans un autre quartier, plus luxueux. Et aujourd'hui, "on" lui avait dit de se préparer à une autre épreuve.

Il n'avait jamais vu d'être vivant de puis son transfert. Ses repas, auxquels il ne touchait qu'à peine, plongé dans la méditation, lui étaient glissés par une fente pratiquée dans la pierre noire de sa prison.

+++

Soudain, la porte s'ouvrit. L'eldar sursauta, ses sens en éveil. Une créature sublime entra dans la pièce. Son teint de lait contrastait avec le rouge vif de ses cheveux. Son corps quasiment nu se mouvait avec grâce dans la salle. Elle lui prit le visage entre ses mains et lui sourit. Un sourire mauvais, celui du maître qui s'apprête à noyer son chien. Elle commença à parler, lentement.

"-Que tu es beau, petit eldar! Comme tu sembles doué...je vais te faire une faveur. Tu entreras dans l'arène pour le plus beau combat, avec les meilleurs gladiateurs. Tu vaincras le champion de la maison Ynnaq, puis tu combattras contre moi, dit elle avec une voix doucereuse, en le caressant. Je te ferai la joie de te faire sentir chaque fibre de ton corps avant que tu n'expires..."

La créature sortit, laissant Ilyeath bouleversé. L'Eldar Noire avait parlé de choses étonnantes, de gladiateurs et d'arènes... Il réfléchit, et se dit que sûrement on lui demanderait de combattre. Après mûre réflexion, il se dit que s'il gagnait, il resterait en vie et pourrait exiger de ses geôliers certaines choses. Sûrement pas la liberté s'il faisait preuve de ses capacités, mais peut-être celle de ses frères. Peut-être restait-il de l'honneur à ses "cousins".

+++

Une heure environ après, on vint le chercher. Son guide, un homme encapuchonné, ne lui adressa pas la parole pendant leur trajet à la lumière d'une torche dans un sombre tunnel.
Au bout de celui-ci se trouvait une petite salle, avec pour seuls objets son armure d'Aspect et ses armes.
Ce fut à ce moment qu'Ilyeath entendit deux choses.
La première fut une mise en garde de son gardien, l'avertissant qu'il serait inutile de tenter de s'échapper, même armé.
Le seconde fut la rumeur de la foule, qui emplit la salle d'une rumeur sauvage, celle d'un peuple assoiffé de sang qui répondait à ses sombres instincts.

Ilyeath revêtit son armure, empoigna son épée. Une fois qu'il fut prêt, il fit signe à son compagnon, qui hocha la tête et ouvrit la porte.
Une lumière blafarde emplit la pièce, et une clameur grandissante les oreilles du guerrier.
Il fit quelques pas dans l'arène, les armes à la main, et observa son environnement.
Il était au coeur d'une cité de gratte-ciels. Les bâtiments étaient sombres et hérissés de lames. Le ciel était verdâtre, peu clair. Lui même se trouvait au centre d'une arène toute de pointes et de verre vêtue. Au dessus de lui se trouvaient de petits vaisseaux, comme des boudoirs volants. Ils étaient suffisamment près pour que l'eldar puisse distinguer leurs occupants. Il vit des psychopathes hideux le regarder avec un air rieur. Les "spectateurs" appréciaient d'avance le spectacle d'un de leurs "cousins" victime de leur sombres besoins.

"-Quelle sorte d'êtres ont besoin de se délecter d'un tel spectacle? Quels instincts doivent être assouvis de cette façon?" pensa le guerrier. Son propre instinct lui criait de ne pas chercher la réponse à de telles questions.
La clameur grandit, et Ilyeath fut tiré de sa torpeur. Un combattant entra dans l'arène. Une voix rugit quelque chose dans la langue dépravée des eldars noirs. Il n'avait pas besoin de traduction pour comprendre qu'on attendait d'eux qu'ils se battent. Il regarda son adversaire.

Il était un serviteur des dieux du chaos. Et pas de n'importe lequel. Slaanesh. Le mot caressa son âme comme une promesse de damnation éternelle. Le monstre combattait sans casque. Sa peau absolument vierge de toute cicatrice était aussi pâle que celle des eldars noirs. Il avait un tatouage immonde sur l'oeil. Une rune abominable. Le space marine le regarda avec mépris, et leva ses armes. Il portait une paire de griffes éclairs, chacune marquée de la rune de son dieu tutélaire.

Ilyeath resta immobile et laissa la colère monter en lui. Elle tenait autant de la rage immémoriale de son peuple envers cet ennemi que de la fureur de son dieu.

Le combat s'engagea. Le marine avançait vers lui rapidement, mais pas assez pour que le Scorpion soit perdu. Le marine leva ses armes, et tenta de l'attraper. Plus vif, l'eldar esquiva et lui tira un shuriken directement dans la tête. Il fut abasourdi de voir que le projectile disparut purement et simplement au moment d'heurter son visage. Le monstre lui sourit, et ramena ses griffes pour lacérer l'aspect. Encore une fois, l'eldar put esquiver au dernier moment, plaquer son épée rugissante entre les jointures du gant gauche et sentir la morsure des dents en diamant dans la chair de son adversaire, qui rugit de plaisir, et referma ses doigts sur l'épée. Ilyeath vit le coup venir et enfonça plus profondément son arme dans le bras de son adversaire. Il sentait déjà la mort enserrer le slaaneshi.

Cela l'empêcha de voir le coup de griffe qui vint de droite. Les cinq lames s'enfoncèrent dans son thorax et l'éviscérèrent. Alors qu'il tombait par terre, lentement, il entendit les hurlements de plaisir de l'assistance. Ses rêves de liberté ou de repos s'évanouirent, et alors qu'il glissait vers le sommeil éternel, il aperçut le monstre s’agenouiller devant lui et lui murmurer à l'oreille:

"-J'offre ton âme à mon dieu, qui te fera jouir de douze vies de souffrances."
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