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 Au travers du voile

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Dol'Okienthas
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MessageSujet: Au travers du voile   Jeu 20 Mar 2014, 08:26

Hé bah p*tain !! Je l'ai enfin fini !! Jamais eut autant de mal avec une fin !! 3 fois que je la réécrit !!

Bref, je vous présente ''Au travers du Voile'', en espérant qu'elle vous plaise !!


Au travers du Voile:
 
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Black-Talos77
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Lun 24 Mar 2014, 00:37

Génial ! vraiment superbe ! C'est pas de la grosse baston avec pleins de gusses de partout mais ça à le mérite d'être bien épique bien comme il faut.
Es-ce que tu as un autre texte de prévu ? Smile

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Dol'Okienthas
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Lun 24 Mar 2014, 00:57

Y'en a bien quelques un dans les cartons, dont un qui devrait être fini pour le week-end prochain (sauf si la fin me pose le même genre de problème ^^). D'ailleurs, si certains avaient apprécié le concept de la Cabale du Hurlement Cinglant, ils seront contents ^^. Mais je n'ai pas l'impression que mes écrits déchainent les foules ...

Si quelqu'un a des conseils d'écriture, je suis preneur !!
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Herbert West
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Lun 24 Mar 2014, 08:45

seul conseil : l'orthographe, car le reste franchement, c'est pas mal du tout, voir tout au travers des sensations du seigneur fantôme , c'est franchement classe ^^

Faudrait que je me remette à écrire moi d'ailleurs ... ^^

_________________
Spoiler:
 
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Dol'Okienthas
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Jeu 27 Mar 2014, 19:39

Conseil noté mais difficilement applicable ^^
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Haemacolyte
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Jeu 27 Mar 2014, 20:33

Je peux peut-être faire office de correcteur.
Sur d'autres forums que je fréquente, il y a un système de correcteurs (des membres volontaires), auxquels les ficeurs envoient leur texte - quand ils ont des doutes sur le respect orthographique de leur œuvre.

Dol'Okienthas a écrit:
Le crépuscule. Une éternelle attente. Une attente éternelle. Une éternité qui s'accouche ou se prolonge. Et le seul élément qui le détermine est une flamme. Une flamme, un soleil. Un soleil, une flamme. Un soleil ou une flamme. Un feu céleste ou terrestre. Un feu. Un feu terrestre et céleste. Un feu, ou un espoir. Un feu et un espoir. Un crépuscule en plein dénouement. Le dénouement par l’espoir. Le dénouement est l’espoir. Soit un espoir vivant, soit un espoir mourant. Un crépuscule qui attend ou une aurore qui patiente.

Et puis l'appel. Un murmure, un cri. Une envie, un ordre. Un appel auquel je répond. Je répond. Je ? Qui est je ? Qui suis-je ?

Des images. Des sensations. Du passé. Un passé. Mon passé. Mes images. Mes sensations. Mon passé, mon je d'avant. Je … je …

J'étais et je suis Naurius, ancien autarque d'Iyanden. Ancienne lame d'Iyanden. Maintenant souvenir d'Iyanden. Souvenir d'une lame d'Iyanden. Un fantôme d'Iyanden. Un ancien roi, devenu fantôme. Un seigneur fantôme. Et je réponds à l'appel de la guerre.



Quatre escouades. Quarante astartes, dont une dizaine de devastators et une trentaine de tactiques. Quarante dieux vivants en armure bleue sombre, la hache symbolique du chapitre des Dark Hunters luisant sur leur épaulières, prenaient position sur une colline. À leurs pieds, dans un caisson à stase, leurs appâts.

++Vous êtes sûr que la racaille xéno viendra, sergent ?
++Affirmatif. Les eldars sont particulièrement attachés à leurs pierreries.
++Elles ne sont qu'une centaine. Un bon millier aurait été plus intéressant !!
++Tu n'auras qu'à en chasser neuf cents autres, quand tu en auras le temps. En attendant, poses donc la balise. Je suis sûr qu'ils arrivent.

Le traducteur se tût. Le grand prophète Alwyte ne put s’empêcher de grimacer. Ces Mon-keihg ne respectaient décidément rien d'autre que la sauvagerie et l'obscurantisme stupide et stérile de leur empire illégitime. Mais il s’agissait d'Astartes, et ce simple fait les rendait plus dangereux que la plupart des fils de Terra. Et leurs attributs techniques ne laissaient aucun doute sur le destin qui attendaient ceux qui étaient assez fous, ou assez stupides, pour tomber dans le piège.

Les Dark Hunters prenaient place sur une colline dominant la clairière où étaient caché les Eldars. Environ deux-cents mètres séparaient la lisière sylvestre des premiers canons humains. Ces derniers étaient précisément 36 pistolets Bolter, 26 fusils Bolters, 7 Bolters Lourds et 3 Lances-flammes, couplés à 2 épées tronçonneuses, une lame énergétique et un puissant gantelet énergétique. Sortir à découvert était pure folie, et il ne fallait pas ignorer la ''balise'', qui risquait de poser quelques problèmes, et les grenades en tout genre qui pourraient être sérieusement handicapante. Mais les pierres d'âmes volées par les hommes devaient être reprises, et quel qu'en soit le prix.

Alwyte se tourna vers le Spirite.

« Comment va-t-il ? (demanda le prophète)
« Bien. Il se tient en retrait, et se réhabitue lentement à son corps. (répondit son interlocuteur)
« Puis-je le consulter ?
Bien sûr, grand prophète.
Ma visée est vôtre.

« Merci de votre soutien. Comment pesez-vous que nous pourrions …
Tout d'abord, comment sont-ils ?
« Pardon ?
Comment sont-ils ?
Comment sont leurs cornes, leurs lames ?
Comment sont leurs haillons, leurs armures ?
Sont-ils grand ou petits ?
Sont-ils larges ou minces ?
« Il s'agit d'Astartes de l'Imperium, ô illustre ancêtre. Ne les voyez-vous pas ?
« Navré, grand prophète ? Ils sont hélas trop loin pour que ma vision soit sienne. (répondit à la hâte le Spirite) »

Les enfants de Terra, encore. Une fougue et un avenir, au détriment du nôtre. Tantôt alliés, tantôt ennemis. Des enfants pleins de promesse envahissant nos terres alors que nous nous décrépitons en les repoussants. Mais hélas, le chaos a laissé chez eux une empreinte indélébile. La mort, la faim, l'agonie les ronge. Et leur stupidité les poussent à nous affronter sans crainte. Nous leurs feront payer cela. Je leur ferait payer. Nous défier, me défier, et violer le repos de nos frères, de mes frères. Cent pierres d'âme attendent notre courroux. Tel est ma voie, guider ce courroux. Et puisse Khaine mener nos bras et nos lames, car le combat sera porté en son nom.

Le prophète abaissa ses jumelles. Il avait trouvé ce qu'il craignait découvrir. Les surhumains avaient bel et bien avec eux un Auspex. Toute les voies impliquant une diversion venaient de disparaître. Maudit soit l'autarque qui lui avait donné tant de guerriers et si peu de possibilités. Il avait même osé, dans sa folie ou (qu'Asuryan nous en protège) son incompétence, réveiller un ancêtre sans aucun remords ; et, qui plus est, un ancien de son rang.

Vous me semblez en colère, grand prophète.
Ménagez votre haine, elle n'a nulle place en votre cœur
.
« Pardonnez-moi, monseigneur. Mais votre ... »
Mon éveil n'est pas une mauvaise chose.
Un repos éternel m'est peut-être salutaire,
Mais nul Mon-keigh ne doit impunément nous tenir tête !
Et encore moins nous dépouiller de nos frères !
C'est le devoir de chacun d'entre nous de préserver notre futur compromis.
Celui des vivant comme vous,
Comme des morts pour moi.

« Si tel est votre ressenti (déclara le Spirite), nous le respecterons. Mais, oserions-nous vous demander votre assistance ? »
Ma visée est vôtre.
Et votre pensée est mienne.
En quoi un Auspex est un problème
?
« Si nous chargeons ... »
Nous ne chargerons pas.
Nous les lacérerons, les rendrons aveugles, et les percuterons quand les corps leurs feront défaut.
Mais nous ne nous jetterons pas en vain contre eux.
Aussi jeunes soient-ils, nous ne pouvons tolérer un tel crime.
« Et, sur le terrain, quel est l'application de votre stratégie ? »
Qu'un tireur de précision m'accompagne, son tir sera ma griffe.
Accompagné d'un errant et du Spirite, l'autarque défunt contourna le groupe d'astartes, toujours caché par la lisière sylvestre. Troncs jonchés et branchages morts n’arrêtèrent pas la démarche du squelette de moelle spectrale, sa masse et sa solidité mortuaire ouvrant un chemin à ses accompagnateurs vivants. L’errant pensa en son fort intérieur :« La mort ouvre la marche aux vivants ». Sa pensée fut approuvé silencieusement par Naurius et le prophète nécromancien, non sans une pointe de tristesse.

Quand le terrain sembla favorable à la stratégie du Seigneur Fantôme, ce dernier arrêta la troupe. L’errant prit son fusil, visa, et tira.


++Il y a du mouvement dans la foret, sergent. Nous devrions …
++Non. Notre renfort n'est pas encore prêt. Si nous tirons maintenant, nous serons seuls.
++Sergent, je doute que …

L'écharde cristalline fila, silencieuse comme la mort. Elle commença par toucher le rebords de l'auspex, s'y enfonça, et ressorti de l'autre côté en tranchant au passage de complexes instruments bénis par l'Omnimessie. Puis, continuant sa course mortelle, elle atteignit la lentille du sergent de l'escouade Devastator. La lentille céda, l'écharde s'enfonça profondément dans les chairs cérébrales du post-humain, et y libéra de virulente toxine glané au-delà de l'univers réel. Dans un rugissement endolori, la victime s’effondra, le fil de sa vie tranché par un éclat de cristal, réussissant là où une éternité de feu et de métal hurlant n'avait sut réussir.

Dans un hurlement de rage, appelant à la vengeance, les frères de batailles du défunt lâchèrent des volées de bolts de divers calibres vers la position de l'assassin. Protégé par le squelette surnaturel de l'ancien autarque, le Spirite ne put que voir une pluie de shrapnel déchirer le corps de l'errant. Soudain, une chaleur ancestrale remonta de tout son être, s’insufflait dans le moindre de ses muscles, dans la moindre de ses pensées. La rage recouvrait son esprit, comme un masque mortuaire, et guidait sa visée vers l'unique voie qui l'importait. La destruction des enfants de Terra. Tous. Sans exception.

Puis, son esprit se détacha de cette imperfection sentimentale, et en chercha la source. Il pâlit quand il la trouva. Naurius fulminait, et sa fureur se propageait comme une explosion cataclysmique. Et pour la première fois, il vit la toute grandeur du squelette ésotérique de l'ancien autarque.

Sur un chassis presque banal de seigneur fantôme, du moins aussi banal puisse être une telle création, agrémenté d'ailes stylisé dans le dos replié dans une posture d'ange mortuaire résigné, surmontée l'un d'un rayonneur laser, l'autre d'une lance stellaire. Son crâne allongé, fait pour renfermé son puissant esprit et amplifier ses capacités psychique dans l'unique but de lui permettre de se mouvoir, était marqué de la rune d'éternité et du symbole d'Asuryan, insigne de grandeur, de puissance et de clairvoyance. Son torse solide et imposant était habillé de deux longues écharpe de soie bardées de symboles stylisés, et incarnait résistance et grâce avec la complexité inhérente à la psyché Eldar. Ses bras, fins et allongés, se terminait chacun par un puissant lance-flamme stylisé tournoyant à ses poignets, comme des bracelets graciles et mortels. A sa main droite, une large lame spectrale à la fois discrète et impressionnante, trop grande pour un simple eldar, trop petite pour un géant de sa prestance. Quant à ses jambes, longues et fines, elles ressemblait à celles d'un insecte bipède, si les pieds élégants qui les terminaient ne rappelait pas la nature anthropomorphique du sarcophage spirituel de guerre.

Perdu dans ses réflexions, le Spirite ne fut tirer de ses songeries que par la voix télépathique de son objet de contemplation.
Le temps de la vengeance est venu !! Avec moi, frère. Éduquons cette misérable vermine !!
« Ne devrions-nous pas attendre que ... »
Non. Ma lame suffira

A ces mots, Naurius pris dans sa main son compagnon, et s’élança à l'assaut. Résigné, il concentra son esprit sur sa vue, fixa sa vision dans sa pensée, et réalisa mentalement la projection la plus parfaite de l’environnement. Et en fit don à son

Où suis-je ? Que … La réalité ? La vérité ? Le réel ? Je l'ai tant rêvé. Elle me hante. Aussi noire soit-elle, n'est-elle pas plus belle que le crépuscule éternel ? Enfin les couleurs, les formes, le mouvement. Enfin la vie. Enfin la mort !

Alwyte regarda dépité la charge du défunt autarque. Une rune lui tomba dans la main, celle qui, dans cette situation, préconisait de ne pas s'en mêler. Soit. Le destin se déroulerait sans lui, et sans ses compatriotes inquiets. C'est donc l'esprit tranquille qu'il mena ses ouailles dans les couverts plus profond de la foret, en attendant leur rapatriement sur Iyanden.


Ce fut une pluie, un orage, une averse, un raz-de-marée, un tsunami même, de projectiles qui fusèrent à l'encontre du squelette vivant xéno. Malheureusement, cela n'eut pas plus d'effet qu'une bruine matinale contre le blindage d'un des pathétiques véhicules blindés que ses humains alignaient. Et quand la masse lourde du seigneur fantôme percuta les rangs des astartes, ce fut comme si un géant écrasait des nains. Ses puissants lances-flammes crachèrent de mortelles gerbes de feu qui suivirent avec grâce les mouvements du sabre fantôme dans ses courbures. Les mythes humains parlaient d'une faucheuse, et Naurius leur donna raison. À chaque coup d'estoc, chaque revers, chaque mouvement de son poignet, sa lame tranchait dans le vif, les flammes de ses armes vengeresse se posant comme un brûlant linceul sur ceux qui n'avait pas eux la chance de mourir par la lame gargantuesque. Sur le tranchant de cette arme démesuré, un à un, les astartes venaient périr. Quand bien même ceux qui survivait à la mort faucheuse s'estimait heureux, l'arsenal mortel surmontant les ailes squelettiques, pourtant prévu pour contrer de loin les véhicules les plus lourds, les achevait avec une froide détermination.

Il eut bien un héros, dans cette foule d'enfants mal éduqués. Un chef-né, héroïque et insensé. Il tenta, dans son ignorante bravoure, de parer l'épée de Naurius par la sienne, manufacturé humaine. D'une main la poignée, de l'autre le milieu de la lame, le sergent astartes tentait de contenir toute la puissance de l'antique héros. Durèrent les secondes, pendant lesquelles les deux épées se confrontaient l'une à l'autre, la perfection eldar contre la maladresse robuste des hommes. Hélas, cette dernière se fissura, et son propriétaire fut tranché en deux.

Il ne resta bientôt plus le moindre Dark Hunter encore en vie. Tous finirent en lambeau de chairs déchiquetés, brûlés, calcinés et troués, certains encore fumant. Tout n'était qu'armures, sang, cendre et débris. Le spirite, agrippé aux ailes décoratives présentes dans le dos du sarcophage spirituel de guerre, souffla un coup. Puis soudain, la peur.

Un grand bruit, un sifflement strident. Sagement, l'ancien autarque recula. Un impact. Un souffle. Une explosion. Une capsule. Un Dreadgnought dans un module d’atterrissage. Un mort, contre un mort. Dans la continuité du bruit des portes s'abaissant, le canon du sarcophage humain cracha, souffla, éructa sa haine métallisé. Les écharpes colériques ricochèrent violemment contre l'armature mortuaire du squelette de guerre eldar, et fracassèrent par un funeste hasard le casque vitreux du Spirite.

Que … que … Le spirite … son esprit … sa vision … que … Serait-il mort ? Non, pas lui. Il ne peut pas. Il ne doit pas. Me laisser seul. Sans sa vue. Sans lui. Seul. Perdu. Perdu dans le vide. Perdu dans le brouillard. Perdu …

Non, pas perdu. Il me reste un but. La Vengeance. Et je vois la source de ma colère.

Mais qu'est-elle vraiment ? Est-ce ma lame ou son poing à mes côtés ? Est-ce sa rage où la mienne qui …

Ma vision. Ma vision me fait défaut. Ma vision me … Non, ce n'est pas vrai, ma vision ne me fait pas défaut. C'est ma confiance. Ma confiance me trahit. Mon manque de confiance me trahit. Ma tristesse, mon chagrin, mon deuil trompe ma visé. Je dois dépasser cette inutile douleur, et appliquer le courroux d'Iyanden !!



Dans sa sourde colère, le défunt autarque fit siffler sa lame dans les airs chargé de fortes odeurs, celles des corps morts, du prométhéum, de la combustion, celles de la morts. Et même morts, les guerriers combattaient.


La rage du dreadnought scintillait d'un rouge vif, et présentait un aspect flou et brumeux. Ses armes étaient deux formes orangés tirant vers le vermillon, et se mouvaient avec lenteur, maladresse et fébrilité. Comme les poings d'un nouveau-né, mais dans des dimensions exagéré, et doté d'une puissance terrifiante. A l'inverse, la rage contenue puis dissipée de l'autarque n'était qu'un fin éclair au bout de sa lame, sa paix et sa sagesse luisant en une cascade de vapeur bleutée.

La lame spectrale tailla dans l'air, se répandant comme une encre azur dans une eau noire mais translucide, et frappa la masse écarlate de l'humain emprisonné dans son tombeau mécanique. Elle frappa, encore et encore, parant d'un habile revers le poing grossier qui tentait de la repousser, et brisa d'un revers le primitif canon de cette machine simiesque avant de reprendre sa danse de guerre. Elle siffla, glissa, ouvrit et fendit l'air et l'acier qui lui faisait face avec cette gracile fureur innée, dominant son état de mort pour devenir mortel. Tel était son présent. La mort, partout. A ses pied, sur soi, en soi, a ses mains et dansons esprit. La mort dans un mort, par un mort, pour un mort, contre un mort. La mort, partout.

Pour Khaine !! Pour Isha !! Pour Asuryan !! Que leur règne ancien ne s'étende pas à jamais !! Morts aux primates dépositaires !! Je suis le courroux vengeur, la lame de l'aube et du crépuscule, la pensée d'au travers du voile !!

Je suis Naurius, je suis Iyanden !! Et en ce jour, la victoire est mienne !!!


L'épée de Naurius transperçât le dreadnought de part en part, achevant le pilote sur le coup. La construction humaine s'immobilisa, droite comme une statue. Le seigneur fantôme attendit alors un signe, un mouvement, une injonction divine, ou simplement que passent ses pensées sur le repos. Passèrent lentement les minutes, grain de sable par grain de sable dans le sablier de l'univers. Puis, de la façon la plus simple du monde, une légère brise fit voler les bandelettes maculés de sang autours de l’œuvre nécromantique eldar, et cette dernière retira paresseusement sa lame de son ennemi, avant de retourner d'un pas traînant vers les bois.

Naurius. Je suis Naurius. Ancien autarque d'Iyanden. Ma voix et celle des siècles, et ma lame celle de Khaine. Mais qui suis-je, sinon pas de ce monde ? La guerre, le sang, la douleur, … tant de chose que j'ai quitté il y a bien longtemps. Qui suis-je donc ?

Mes frères, attendez moi. Ma vie m'est trop lourde, j'en suis las. Mes frères, mes amis, attendez moi. Je vous rejoindrai. Je vous rejoindrai dans cet éternel crépuscule. Dans cet autre côté. Mes frères, je vous rejoins. Vivants, s'il-vous-plaît, accompagnez moi jusqu'à l'horizon de la vie. Accompagnez moi vers mes frères. Mes frères. Au travers du voile

Concernant le texte en lui-même, je plussoie l'avis de mes camarades: la façon qu'a, aurait un défunt eldar de voir le monde, il y a énormément de vocabulaire de tournures de phrases.

_________________
"Bon, je vais te couper ton bras sans anesthésie, te scier lentement le cou pour te faire sauter la tête, te percer le dos pour y planter à vif du fil de fer et d'autres pièces, te greffer des morceaux de tes prédécesseurs, appliquer ce procédé au point que tu sois méconnaissable et je vais forcer tes copines à regarder!"
(Haemacolyte, s'adressant à la figurine sur son établi)
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Ven 28 Mar 2014, 15:31

Bien que je ne comprenne qu'à demi-mot tes dernières phrases (foutus médocs !! la prochaine fois que je fais de l'allergie, j'irai pas voir l'apothicaire !!), ta proposition est des plus intéressantes ^^ Mais reste à savoir si quelqu'un peu endurer plusieurs de mes pages sans perdre la vue ou se crever les yeux (se qui revient au même).
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MessageSujet: Re: Au travers du voile   Ven 28 Mar 2014, 15:58

Tu veut mes cachets pour soigner les irritations de la gorge, ça donne un coup de fouet, peut être que ça va te réveiller la caboche qui sait. ^^
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